Mis en avant

La culture du poivre blanc : une alternative à celles de cacao et du café mais 7 fois plus rentable.

Le poivre blanc  est l’une des épices les plus consommées au monde.

Il appartient à l’espèce Piper nigrum (famille des Pipéracées) qui se décline en poivres vert, noir, blanc ou gris selon le stade de maturité à la récolte et les procédés de transformation.

Elle est originaire de l’Inde. C’est une plante à multiplication végétative, mais on utilise aussi la semence issue des graines. qui pousse dans des zones tropicales humides. Elle a été introduite au Cameroun (Penja) en 1955, et le poivre blanc produit au Cameroun s’est tout de suite démarqué de tout ce qui existait avant, à travers son goût exquis et unique au monde, le poivre blanc de Cameroun a tôt fait d’être labellisé made in Cameroun.

C’est donc dire de toute la portée d’un tel projet dans le renforcement de l’image de marque du 237, tant sur le plan économique que diplomatique.

Petite comparaison avec la culture du cacao

En terme de productivité, les deux cultures fluctuent autour de 1 tonne/ha.

Pendant que le marché et le prix du cacao sont édictés par les occidentaux, le marché du poivre blanc est local et son prix dépend de la demande sur le marché. Ce qui est libérateur et moins stressant pour le producteur.

Pour ce qui est du temps mis depuis le planting jusqu’à la première récolte, les deux cultures d’équivalent et cette période est sensiblement de 3 ans.

Quant à la rentabilité, le kg de poivre blanc oscille entre 5000 et 7000FCFA  tandis que celui du cacao fluctue autour de 1000FCFA. Soit une rentabilité en moyenne 6 fois supérieure à celle du cacao.

Côté entretien et besoin en fonds de roulement, la culture du cacao détient la palme d’or avec en moyenne 300.000FCFA /ha contre seulement 200.000FCFA/ha pour le poivre blanc.

Si vous voulez comparer les cultures du poivre blanc et du café, gardez juste à l’esprit que le cacao est plus rentable que le café.

À présent que vous avez un bref comparatif entre ces différentes cultures, nous allons passer brièvement à la présentation de la culture du poivre blanc.

Mais avant, j’aimerais vous avertir que les techniques culturales du poivre blanc sont tenues presque secrètes. Cela est dû au nombre très limité de promoteurs indépendants d’une part, et de leur concentration dans les zone de Penja.

Heureusement, certains certains promoteurs s’établissent peu à peu dans d’autres zones du pays tels que dans le Centre ( Lékié, Mefou et Akono…).

Je vais donc me proposer de vous dévoiler quelques secrets afin d’aiguiser vous curiosité et votre soif d’agir. Pour ce qui auront besoin d’aller plus loin, ils pourront soit se faire former par nos experts sur le terrain soit être suivi soit alors confier leurs projets ces derniers.

Choix du sol

Le poivrier préfère des terres volcaniques et riches en matières organiques. Mais il s’adapte aussi facilement pourvu que le soir sol suffisamment humide et la pluviométrie abondante ( environ 1000mm).

Préparation du sol

Le poivrier croît de préférence sur un espace bien éclairé, sans ombrage. Il vous faudra donc défricher, déboiser,nettoyer et planter les tuteurs( arbrisseaux sur lesquels les lianes de poivrier vont grimper) un an avec le planting proprement dit.

Pépinière

Vous avez deux options. Soit vous utilisez les boutures soit la semence.

AVEC LES BOUTURES

Vous allez acheter les lianes mâles et femelles de poivrier à Penja ou dans l’une des localités citées plus haut.

Pour une pépinière sur le sol, vous allez faire  un terrassement légèrement incliné pour assurer le ruissellement.
Pour une pépinière sur table, faites un terrassement plat et construisez des tables de 1m à 1m50 de large et de 70 à 90cm de hauteur pour faciliter les travaux d’entretien. Les pieds de table sont espacés de 1m pour supporter le poids gaines remplies. L’écartement entre les tables permet de circuler autour des tables. Construire une clôture pour protéger la pépinière des animaux domestiques.
Couvrez la pépinière avec une ombrière de feuilles (palmier, raphia, etc.) 1,5m à 2m au-dessus des plants pour faire de l’ombre et garder l’humidité.

La pépinière doit être située :
• à côté d’un point d’eau,

• à côté des habitations pour la surveillance et

• à côté des parcelles de replantation 1,5 à 2m 1m 1 à 1,5m 70 à 90 cm

PRÉPARATION DU SUBSTRAT ET REMPLISSAGE DES GAINES

Le substrat est la matière que l’on met dans les gaines( qu’on appelle aussi sachant, de dimensions 12cm de diamètre et 15cm de hauteur) dans lesquelles les boutures vont pousser. Il faut préparer le substrat en grande quantité et remplir toutes les gaines avant d’aller cueillir des lianes.

Définissez une formule adaptée aux matières disponibles et au sol de la région. Le substrat doit permettre une bonne infiltration d’eau afin d’éviter le pourrissement de la partie enterrée de la bouture, être nourrissant et ne pas s’effriter.

Suivant les régions et la structure du sol, vous avez les différentes compositions du substrat :

•  1/4 fumier, 1/4 terre, 1/2 humus;

• 1/3 compost, 1/3 sable, 1/3 terre noire;

• 1/3 fumier, 1/3 terre sableuse, 1/3 humus;

• 1/3 fumier, 1/3 sable et terre, 1/3 humus;

• 1/3 fumier, 1/3 sable et terre, 1/3 humus;

• 1/3 fumier, 1/6 sable, 1/2 terre rouge.

Mesures préventives

• Préparer le compost minimum 1 an à l’avance, de préférence à partir de déchets verts broyés ou déchiquetés et de fumier (poule ou bœuf) et vérif i er la montée en température les 2 premiers mois

• Arroser une fois les gaines sur la table

• Bien tasser et remplir jusqu’à ras-bord

• Trouer les gaines (4 trous) s’il n’y a pas de trou.

PRÉPARATION DES BOUTURES ET MISE EN POT

Une fois les lianes ramenées à la pépinière, elles doivent être taillées et plantées dans les gaines. Cette étape doit être réalisée avec soin le jour même pour limiter le nombre de boutures mortes.

Coupez avec un sécateur ou couteau des boutures d’environ 20cm. Chaque bouture doit avoir 3 nœuds si l’entre-nœuds est court (< 5cm) et 2 nœuds s’il est long.
Il faut tailler le dessous de la bouture en biseau et le dessus à l’horizontal. Il faut enlever toutes les feuilles sauf celle qui est le plus en haut. Si la feuille est trop grande, on en coupe la moitié.

Séparer les boutures mâles et femelles. Préparer 8 femelles pour 1 mâle pour assurer la pollinisation et la fécondation lors de la maturation des lianes.

Faire un trou avec un bâton dans la gaine et repiquer la bouture dans le pot en laissant un seul nœud à l’air libre.

Arroser les boutures immédiatement après le repiquage avec un pulvérisateur.

Mesures préventives

• Mettez en pot les boutures le jour même

• Nettoyez le sécateur ou couteau toutes les 10 boutures

• Coupez les boutures en biseau en dessous et en horizontal au dessus

• Marquez les tables des boutures femelles.

Vous saurez que vous avez réussi lorsque les boutures sont bien plantées, à l’endroit, avec un nœud dehors, arrosées et séparées sur des tables différentes (mâles et femelles).

ENTRETIEN DE LA PÉPINIÈRE

Les boutures mises dans les gaines sont très fragiles et un certain nombre mourra. Un bon entretien de la pépinière permet de limiter le nombre de boutures mortes et d’accélérer leur croissance. Les boutures sont élevées en pépinières en moyenne 3 à 6 mois avant d’être prêtes pour le planting.

Arrosez 1 fois par jour, le soir, avec un arrosoir, sauf s’il pleut.

Désherbez régulièrement à la main.

Remplacez les boutures mortes avec des boutures prises sur les rameaux produits en pépinière (bouturage en cascade) ou de nouvelles boutures collectées en forêt.

Remettez du substrat dans des pots si besoin est.

Mesures préventives

• Ne pas trop arroser et faire attention avec l’arrosoir

• Surveiller l’ombrage

• Désherber régulièrement

• Enlever les parasites à la main et les boutures infectées

• Surveiller la pépinière tous les jours

• Mettre une clôture fermée

AVEC LA SEMENCE

Vous mettrez deux à trois graines dans un pot rempli de substrat, préalablement composé comme ci haut. Ensuite vous arroserez chaque jour. La pépinière mettra environ 6 mois. Vous prendrez soin de faire germer les graines mâles et femelles sur des sites distincts. Et il faut 1/9 de graines mâles contre 8/9 de graines femelles.

PLANTING

La plantation dans des parcelles agricoles permet une production plus importante de Tsiperifery. Elle nécessite un investissement important en foncier (parcelle) et en travail (défrichement et entretien). En revanche, la production est plus facile à sécuriser.

• Débroussailler et planter les tuteurs 6 mois avant espacés de 2m x 2m , tuteurs potentiels Gliricidia ou Albizia. Il est possible de planter des cultures vivrières en intercalaires pour avoir un revenu intermédiaire avant que le poivrier ne produise

• Plantation de 1 lianes par tuteur et de 1 mâle par carré de 9 tuteurs durant la saison des pluies

• Ombrage provisoire de 40cm de hauteur pour des jeunes lianes : palme de coco, raphia, palmier plantée et cassée le temps que le tuteur soit suffisamment touffu

• Taille systématique des tuteurs à 2m

• Entretien régulier des jeunes lianes : sarclage, paillage, fauchage de l’interligne

Mesures préventives.

•Planter durant la saison des pluies.

• Manipuler les plantules avec précaution.

• Utiliser des liens en raphia et ne pas trop serrer.

• Utiliser des plantules courtes et couper le bourgeon terminal.

ENTRETIEN DES PLANTS

• Débroussailler autour du tuteur pour éviter la compétition;

• Attacher les lianes jusqu’au cramponnage;

• Regarnir en remplaçant les morts;

• Reboucler les lianes pour les empêcher de fructifier trop faut (1m50-2m) et les épaissir;

• Surveillance périodique.

CUEILLETTE

La cueillette consiste à récolter manuellement les grappes matures (rouges) de poivre sur les lianes de poivriers.

Faites la cueillette en binôme.
Grimper aux arbres en assurant sa sécurité.

Récoltez manuellement les grappes au stade mature. Faire attention de ne pas écraser les grains.

N’abattez pas le tuteur et n’arrachez pas la liane.

Mettez les grappes dans des récipients propres. Évitez la présence de feuilles et de débris végétaux dans les récipients.

Vous n’avez plus qu’à séchez au soleil. Et votre poivre blanc est prêt pour le marché.

Maintenant tout est dit où presque. J’espère que cet article contribuera au succès de votre projet. J’ai pris énormément de plaisir à le rédiger. Si vous avez besoin d’aller plus loin dans la recherche ou d’un accompagnement, vous pouvez me contacter directement au +237696170761 ou m’écrire sur : ellaemmanueljaysn@gmail.com

Je suis votre humble serviteur, Emmanuel ELLA. A bientôt pour un nouveau numéro.

Mis en avant

Culture du manioc

Le manioc est une plante vivace cultivée comme annuelle dans les régions tropicales et subtropicales et qui produit un légume racine à partir duquel sont faits de la farine, de la fécule, du tapioca, du bâton de manioc (bobolo ou minyondo), waterfufu et que sais-je encore. Originaire du Brésil, la culture du manioc a été importée en Afrique par les européens au XVIe siècle. C’est une plante à multiplication végétative, c’est à dire qu’il suffit d’une bouture ( ici un morceau de tige) pour avoir une plante.

Le manioc est l’aliment de base d’une population de près de 800 millions d’habitants à travers le monde. Dont 500 millions en Afrique.

Depuis 1961, la production du manioc s’est accrue de 350% dépassant ainsi celle des céréales qui s’est accrue dans la même période de 300%.

Que vous vous intéréssiez à l’agriculture du manioc pour augmenter votre chiffre d’affaires, pour vous démarquer dans l’industrie ou tout simplement pour vous nourrir et prendre soin des vôtres, vous êtes sur le bon chemin. Et cet article va aiguiser votre curiosité et aussi vous apporter des informations concises pour pour permettre de réussir votre projet.

Conditions climatiques

Le manioc croît de façon optimale entre 25 et 30°C mais peut supporter des extrêmes de 10 à 20°C pour les plus basses températures et jusqu’à 40°C pour les plus hautes.

Besoins en eau

Une pluviométrie annuelle entre 1000 à 2000mm avec une bonne répartition est satisfaisante pour la croissance du manioc.  Toutefois, la plante bénéficie d’une tolérance relativement forte aux stress hydriques mais tout manque d’eau se traduit par une limitation de croissance et , en conséquence, par une réduction de la synthèse de l’amidon dont la qualité peut être plus ou moins affectée en fonction de la sévérité du stress et de l’age de la plante.

Sol et conditions édaphiques

Le manioc se sent mieux dans des sols légèrement acides ( pH 5,5). Les conditions les plus favorables sols les sols profonds sablo- limoneux ou sablo-argileux.

Les bio-agresseurs : maladies et ravageurs

Le manioc est exposé à différents types d’attaques et de maladies.

Ceci n’étant pas un article scientifique, nous allons juste lister quelques maladies auxquelles vous serez confronté.

Le viroses

Les deux maladies qui ont le plus grand impact économique sont la mosaïque du manioc ( Cassava Mosaic Desease, CMD) et la mosaïque des stries brunes du manioc ( Cassava Brown Streak Virus, CBSV). Elles sont à la fois transmises par les boutures et apr un insecte vecteur, la mouche blanche ou aleurode.

Les bacterioles

On a entre autre la bactériole vasculaire ( Cassava Bacterial Blinght, BCB); la maladie des taches foliaires anguleuses ( Cassava Angular Leaf Spot,CBN); la pourriture bactérienne des tiges (Cassava Bacterial Stem Rot)

Ensuite nous avons les :Maladies causées par les phytoplasmes, les Maladies fongiques des parties aériennes, Les pourritures des racines.

Les nématodes méritent un paragraphe entier. Ils sont de plusieurs sortes, les nématodes à galles sont les plus connus. Les nématodes sont la cause de beaucoup de pertes  en agriculture en général et notamment celle du manioc. Ils attaquent les tiges, les racines adventives  et les racines tubéreuses.

Pour lutter contre les nématodes il faut :

– Roter avec les cultures peu sensibles aux nématodes ( sorgho, mil, chou, oignon,ail)

– Éviter de planter le manioc après, ou pire encore pendant, les cultures très sensibles notamment aux nématodes à galles ( tomates, pommes de terre, tabac, niébé, aubergine, gombo, cotonier, soja, riz)

Comme autres agents vecteurs, nous avons les arthropodes qui sont généralement des insectes et des  acariens.

Mais il y d’autre ravageurs tels que les termites, des fourmis, des oiseaux, des animaux tels que le hérisson, le porc et plein d’autres et certains tendent des pièges tout autour de la plantation à travers une barrière faite avec des feuilles de rafia ou tout autre dispositif.

Vous avez de façon ramassée les différentes menaces qui vous attendent.

Maintenant que vous êtes sensibilisés sur les conditions et les risques encourus dans la culture du manioc, passons à l’agriculture du manioc proprement dite.

En l’absence d’herbicide, il faut souvent pratiquer 3 à 4 sarclages, le
premier vers 3 ou 4 semaines après plantation, puis ensuite au 2e
, au
4e
et au 7e mois

L’AGRICULTURE DU MANIOC

Le manioc est une culture à propagation végétative. Cela veut dire que les plantes cultivées sont issues de boutures de tige
prélevées sur la culture précédente ou dans des pépinières mises en place à cette fin, parfois appelées «parc à bois», en
dehors du cas assez rare et spécialisé de création de nouvelles variétés issues de graines ou d’hybrides spontanés provenant de germination de graines. La multiplication végétative permet de
reproduire à l’infini le même individu par clonage sans variation de son patrimoine génétique – hors mutation somatique,
phénomène assez rare. De ce fait, pour une variété donnée, l’homogénéité est totale et l’agriculteur n’a pas à se soucier de dérive génétique, sauf en cas d’absence d’épuration des hybrides spontanés
issus de graine présents dans le champ. Cette situation est fréquente si la variété cultivée est fructifère.
Le bouturage est cependant porteur de risque sanitaire beaucoup plus grand que dans le cas des plantes propagées par graines. Une bouture étant un morceau de l’appareil végétatif, dans le cas du manioc il s’agit de bouture de tige, elle est en effet susceptible de transporter et de transmettre à la génération végétative suivante de nombreux bio-agresseurs parmi lesquels les virus mais aussi des champignons, des insectes, des nématodes ou des acariens. En l’absence de précaution sanitaire rigoureuse et de techniques culturales appropriées, la charge en pathogènes peut devenir rapidement élevée altérant fortement le
potentiel de rendement. En outre, le matériel de plantation est potentiellement un vecteur de diffusion géographique des bio-agresseurs même sur de très grandes distances.
La mise en œuvre de bonnes pratiques agricoles concernant à la fois les techniques culturales et la gestion du système de culture et des rotations est une condition primordiale pour obtenir et maintenir sur le long terme une production «rentable» pour le producteur tant au niveau alimentaire qu’économique.

Préparation du sol

Ici, vous avez toute la procédure allant du choix de la parcelle selon le type de sol à la formation des billons en passant par le défrichage, abattage, nettoyage de la parcelle.

Pour le choix du sol reportez-vous plus haut. Après défrichage,et abattage, le nettoyage doit être systématique. Vous pouvez y appliquer l’herbicide 2 semaines avant planting.

Formez les billons à votre guide, mais espacez les de 50cm. Une fois celà fait, vous êtes prêt pour l’étape suivante.

Préparation des boutures

Dans des conditions artisanales, comme on pratique l’agriculture du manioc en milieu paysan, les boutures sont prélevées sur une parcelle de production plus ancienne. Les boutures (appelées «bois») 
doivent être prélevées autant que possible sur des plantes saines et vigoureuses le plus près possible de la récolte afin de ne pas pénaliser la production du champ où ces boutures sont coupées. Si  la replantation des boutures ne peut être effectuée immédiatement, il faudra stocker les bois à la verticale en fagots dans un endroit frais, ombragé et aéré 
en assurant un bon contact de la base des tiges avec le sol propre et frais. Ces bois se conservent sans problème plus d’un mois. Plus les bois sont longs, meilleure sera la conservation. Après le premier mois, les 
bourgeons apicaux puis de jeunes feuilles apparaissent d’abord sur les parties hautes lorsque les bois sont conservés à la verticale, sur toute leur longueur quand ils sont obliques. Au moment de la préparation des boutures, il est préférable d’éliminer les parties ayant bourgeonné d’où l’intérêt de conserver les bois le plus verticalement possible.

Dans la pratique, on coupe des boutures mesurant 20 à 30cm ou comportant 4 à 6 nœuds, prélevées sur les parties bien lignifiées (aoûtées) des plantes-mères. En deçà de 4 nœuds, le rendement des plantes chute rapidement, au-delà, il n’y a pas d’augmentation significative de rendement.

Planting

En culture manuelle, la bouture peut être plantée de différentes 
manières (verticale, oblique, horizontale) selon les conditions et les traditions locales. Les boutures horizontales placées sous 
5-10 cm de terre donnent des racines plus nombreuses mais de moindre 
poids que celles plantées en oblique ou à la verticale et non entière-
ment enterrées. Les boutures plantées à la verticale sont cependant 
plus sujettes au dessèchement en cas de manque de pluie. À l’inverse 
on préfère planter les boutures sur billon à la verticale et enterrées sur 
4/5e de leur longueur en cas de risque d’engorgement du sol. Une plan-
tation verticale donne généralement une seule tige moins sensible à la 
verse alors qu’une plantation à plat provoque l’apparition de plusieurs 
tiges plus courtes . Un placement oblique 
facilite la récolte. Des essais en Chine et en Colombie ont montré que 
la plantation verticale donne un meilleur taux de reprise des boutures 
notamment en cas de pluviosité limitée après la plantation, alors qu’à 
plat (ou oblique) le rendement final est plus élevé. Enfin, il est important de veiller à placer les boutures avec l’extrémité apicale vers le haut («à l’endroit»), la plantation «à l’envers» donnant des tiges plus grêles.

La densité de plantation et l’espacement entre boutures varient selon les systèmes considérés. Les densités usuelles oscillent entre 10 000 et 20 000 plantes/hectare. En culture pure, les intervalles entre lignes 
varient généralement de 0,8 à 1,2m pour faciliter le désherbage ; l’espacement sur la ligne varie de 0,6 à 1,0m. Dans certains systèmes, la plantation se fait en ligne jumelées (0,8-1,2×0,8m). En culture de 
manioc associée à une autre culture, on observe parfois des densités de trouaison plus faibles (5 000 à 7 000) avec 2 à 3 boutures par emplacement. La plantation conjointe de plusieurs boutures n’est souvent pas nécessaire grâce au bon taux de reprise du manioc, sauf en cas de boutures de faible qualité ou de risque lié aux termites.
En culture mécanisée largement répandue dans certaines régions d’Amérique du Sud et d’Asie il existe une large gamme de planteuses, notamment d’origine brésilienne ou chinoise, utilisables pour plantation à plat ou sur billon (photos 33 et 34, cahier couleur). Ces machines 
plantent de 2 à 3 lignes par passage. Elles sont servies par autant d’ouvriers embarqués qui découpent les tiges en morceaux de longueur désirée et introduisent les tiges au fur et à mesure. L’espacement entre lignes est réglable entre 0,8 et 1,2m, l’espacement entre boutures entre 0,4 et 1m. Mais je vous conseille d’espacer de 1m entre les boutures et de 0,5 entre les lignes. Les boutures sont généralement positionnées à plat, mais il existe des machines qui peuvent planter verticalement ou en oblique.

Date des différents travaux

Le calendrier cultural du Sud Cameroun ( régions de Sud, Ouest, Est, Centre, Littoral, Sud-Ouest, Nord-ouest et Adamaoua dans une certaine mesure) comprend deux saisons, suivant l’avènement des pluies. Nous avons la période allant de Février à Mai et celle de juin à août.

Avec les tensions à travers le monde et notamment la guerre en Ukraine et toute la pénurie de blé y relative, les populations de toutes les localités, avec l’appui des pouvoirs publics, devraient trouver des alternatives afin de continuer se nourrir. Le manioc et ses dérivés sont une alternative de choix. Le comble c’est que une telle initiative s’avère moins onéreuse tant en recherche qu’en exploitation que de se lancer dans la production du blé.

Que ce soit à échelle personnelle pour prendre soin des vôtres, ou mieux encore pour nourrir plus de monde et y apporter davantage de valeurs, la culture du manioc est un projet qui mérite énormément d’y accord ressources et attention.

Pour la période de février à mai, la préparation du sol a lieu entre février et mars. Le planting a lieu de mars à mai et récolte a lieu de janvier à mars de l’année suivante.

Pour la période allant de juin à août, la préparation du sol a lieu de juin à juillet. Le planting a lieu de juillet à août. Et la récolte a lieu de avril à juin de l’année suivante.

Pour ce qui est du sarclage, en l’absence d’herbicide, il faut souvent pratiquer 3 à 4 sarclages, le premier vers 3 ou 4 semaines après plantation, puis ensuite au 2e, au 4e
et au 7e mois.

Herbicides

Plusieurs matières actives peuvent être utilisées pour le désherbage du manioc. Les herbicides de prélevée peuvent être appliqués tant que les bourgeons des boutures ne sont pas développés, soit environ 3 jours après plantation. Dès qu’ils apparaissent, il est impératif de traiter par une application dirigée avec un cache. Les herbicides sélectifs de post-levée, comme l’anti-graminée fluazifop-butyl, sont appliquer sur des adventices jeunes (3-5 feuilles) pour être efficaces. Je vais vous recommande quelques herbicides  sélectivité sur le manioc en culture pure : Alachlore, Diuron, Oxyfluorfène, S- metolachlore. Et pour les cultures associées: Diuron+Alachlore, Oxyfluorfène  mais à très faibles doses.

Fertilisation

L’apport d’engrais est encore relativement peu pratiqué sur les cultures de manioc dans le monde. La capacité de cette plante à produire avec un rendement acceptable, même sur sol pauvre, a laissé penserque la fertilisation n’était pas indispensable pour le manioc, dont les prélèvements nets en nutriments sont relativement modestes pour les rendements faibles et lorsque seules les racines sont exportées. Le fait 
que sa culture soit en grande majorité réalisée par de petits producteurs pauvres ayant difficilement accès aux intrants n’a bien sûr pas contribué à modifier cette situation. Cependant, de très nombreuses 
expérimentations à travers le monde ont démontré que le manioc répondait généralement bien à la fertilisation chimique. Si, en culture traditionnelle et itinérante, la fertilisation est encore accessoire ou justifiable uniquement à des doses très modestes, en culture plus 
intensive, à finalité commerciale comme celle qui se développe pour l’approvisionnement de l’industrie de l’amidon, il devient nécessaire 
de compenser les exportations par des apports réguliers de fertilisants.

Le manioc répond bien à l’apport d’engrais lorsqu’il est cultivé sur des sols
pauvres. Sur des sols très pauvres en phosphore disponible (<2 ppm), il répond
d’abord aux applications de phosphore. Lorsque le phosphore n’est pas ou moins
limitant, il répond d’abord aux apports de potassium et d’azote.
Les engrais complets NPK donnent les meilleures réponses pour des ratios de
2-1-2, 3-1-2 ou 2-1-3 Ex. NPK 15-7-15 ou 30-10-20 ou encore 20-10-30. Parmi les oligo-éléments, le zinc est le plus important pour
la production de manioc.
Le manioc est très tolérant à la sécheresse et peut être cultivé dans des zones
à pluviométrie annuelle inférieure à 500mm. Une fois bien établie, la plante
peut survivre à de longues périodes de sécheresse (6-8 mois). Sa croissance est
stoppée mais le développement reprend avec le retour des précipitations. Dans
ces conditions, les rendements sont bas mais relativement stables, avec un niveau
d’exportation en éléments nutritifs faibles.

Production

La production normale en milieu paysan est de 20t/h. Mais elle peut atteindre les 30t à l’hectare. Et pour ce qui est de la production en masse ou industrielle, on peut aller jusqu’à 50t/h.

Je n’ai pas inséré la fiche technique de la culture du manioc, sinon cet article serait très long. Pour ceux et celles qui ont besoin d’une fiche technique bien détaillée et plus encore, d’un suivi, vous pouvez nous contacter. Nos experts vous conduisent pas à pas dans la bonne marche de tous vos projets agro-pastorales ( agriculture alternative et élevage)

Conclusion

Avec la flambée des prix sur le marché due à la guerre en Ukraine, il est temps que les pouvoirs publics et mieux encore que chacun prenne des dispositions pour pallier à la dépendance au blé et produits importés. Une des alternatives seraient la culture du manioc. Alors il est temps de se lever et oser entreprendre.

Que votre motivation soit pour prendre soin des vôtres ou pour apporter de la valeur au monde, le projet de culture du manioc tombe à point nommé.

Voilà j’espère que cet article vous aura apporté de la valeur. J’y ai du plaisir à l’écrire. Si vous avez des suggestions sur des articles que vous voudriez que je publie, ou si vous avez besoin de plus d’informations, vous pouvez me joindre directement ou sur WhatsApp au +237696170761.

Je suis Emmanuel ELLA, votre fidèle serviteur.

Comment vous mettre dans la culture de la pastèque sans grands moyens

La pastèque ou mellon à eau est une cucurbitacée cultivée pour sa chair sucré et très hydratante. On n’a pas besoin de la présenter assez, tellement elle fait partie des fruits les plus consommés du Mboa.

Dans certaines régions, comme dans le Grand Nord, elle peut être associée avec le Moringa.

Elle se cultive dans toute l’étendue du pays, mais avec une productivité qui varie en fonction de la pluviométrie.

Elle abonde sur nos marchés, en quasiment toutes les périodes de l’année. Son avantage concurrentiel sur les autres fruits est non seulement la courte période de production, qui est en moyenne de 3 mois ; mais aussi et surtout sa tolérance au manque d’eau qui fait qu’on peut la cultiver presque à toute période de l’année et presque partout dans notre pays.

La productivité n’est pas en reste, en moyenne nous avons 12 tonnes à l’hectare. Bien évidemment à certains endroits nous pouvons enregistrer  autour de 15 tonnes à l’hectare.

Pour ce qui est de la rentabilité, c’est d’ailleurs ce qui intéresse tout le monde quant à l’adoption ou non d’un projet,le besoin en fonds de roulement est environ de 500.000FCFA/ha. Et avec  12t/ha en moyenne vous pouvez dégager un produit brut de 2.575.000 FCFA et donc une marge brute de 2.075.000 FCFA et un coefficient multiplicateur de 4,15 pour ce projet.

Ci dessous je vais vous détailler la fiche technique pour  une plantation de 1ha.

Saison culturale

Quoiqu’il soit possible de cultiver la pastèque à tout moment, il est des périodes où elle se cultive mieux avec une rentabilité maximale.

Nous avons une saison normale qui s’étant de mi mars à septembre et la contre saison qui va de décembre à début mai.

Choix du sol

La pastèque préfère les sols à texture sableuse riches en matières organiques (maraîchage). Le site idéal serait à proximité d’un cours d’eau.

Préparation du sol

Suivant que vous cultiviez en zone de forêt ou à la savane, vous aurez à débroussailler, déboiser, nettoyage et faire des trous. Toutes ces étapes varient en fonction de la zone de culture.

Mais en zone forestière,le défrichage d’un ha varie entre 25000(forêt primaire et 35000 FCFA ( jachère de plus de 2 ans). Ensuite vient le déboisement, dont le prix est fonction de la densité de la forêt. Mais prévoir 70.000 FCFA. Et enfin vient le nettoyage. Prévoir en moyenne 50.000FCFA. Vous avez labourer légèrement et faire des trous de 1m d’écart de long en large.

                   Semis

Le semis ( ou semailles) a lieu à la mi mars. Vous utiliserez la variété de votre choix. À raison de 3 graines par trou et en moyenne 1kg de semence par hectare.

                             Fumure

Fumure de fond : 20 charrettes de fumure organique bien décomposée (soit environ 8 tonnes), en apport localisé par trou


Fumure d’entretien : 2 apports d’engrais minéral NPK (15-15-15) :

   • 1er apport : Après la levée (stade 3 feuilles) apporter 1 pincée de 3 doigts par poquet ;

  • 2ème apport : début ramification apporter une pincée de 5 doits par poquet.

Besoins en eau / irrigation

Les besoins en eau d’irrigation à cette période sont très importants car la pastèque est principalement cultivée sur des  sols sablonneux. Aussi, vu que c’est la période sèche chaude, pour permettre à la pastèque de bien se développer, il faut l’irriguer 5 fois par semaine.

                    Entretien

Protection phytosanitaire La pastèque est moins sensible en saison sèche chaude.
Principaux ravageurs : pucerons et chenilles.

Le sarclage, le démariage et l’éclaircissement (la réduction des fruits) constituent les principales activités d’entretien de la culture.


Désherbage : le désherbage s’effectue manuellement avec la daba.


Mesure d’atténuation :  traitements phytosanitaires ;

  • bonnes pratiques agricoles (nettoyage, assolement / rotation, etc.).

Récolte Calendrier : à partir de fin mai, soit 2 mois après le semis et s’étend jusqu’au mois de juillet.


Technique : on enlève les fruits qui sont mûrs. Pour apprécier la maturité des fruits, les producteurs procèdent par plusieurs systèmes :

       • en tapotant sur le fruit : plus le fruit est léger plus il est mûr ;
       •  en observant les rayures qui sont sur le fruit :
quand les rayures deviennent plus claires le fruit est mûr.

L’assistance technique par des experts est recommandé pour vous éviter les pertes et les erreurs graves. Nos équipes sur le terrain sont prêts à vous accompagner dans vos projets et partout à travers le pays.

Pour ce faire, vous avez 3 options :

      • Vous lisez nos articles et vous allez vous même faire vos travaux, comme avantage, vous n’allez pas débourser le moindre de vos sous.

      • Vous vous faites former par nos experts. Avantages : vous avez plus d’informations et plus d’aptitudes. Mais aussi vous êtes accompagnés tout au long de votre projet.

    • Vous confier votre projet à nos experts et vous n’avez qu’à investir puis à récolter votre butin. Avantages : Expertise, productivité maximale garanties, vous dormez tranquille.

Bien-sûr que chaque option présente des inconvénients, mais nous restons optimistes. Nous n’allons donc pas programmer à échouer.

Page d’accueil

J’ai longtemps subi des pressions financières. À peine mon salaire touché que je me retrouvais presque au bord du gouffre. C’est ainsi que je commence à m’intéresser à l’agriculture et aussi à l’élevage. J’ai commencé par le bananier plantain. Non sans grandes difficultés, j’ai dû essuyer des échecs, sans doute à cause de mon inexpérience ou,du moins, du manque de connaissance spécifique et de bonnes pratiques. Pendant 3 ans, je n’ai pasn pu avoir le moindre bénéficie sur 2 hectares ; engloutissant ainsi plusieurs millions investis.

Il faut dire que mon employé d’alors a joué un rôle déterminant dans ma perte. Je vivais très loin de mes activités ( Garoua au Nord Cameroun, à 1500km de mon village dans le sud). Découragé à un moment, j’ai dû abandonner la plantation pendant un an. Mais un jour je me suis souvenu de l’adage japonais « Tombe 7 fois ,mais relève toi 8 fois » ; et donc je reprends le chemin de mes champs. La chance me sourit au bout de 6 mois d’effort acharné. Je me reproche du village , je suis désormais à Yaoundé, à 215 de mon village.

Je reprends mes activités champêtres, mais je décide de faire différemment. Je deviens un observateur avide de mon travail. J’observe attentivement et assidûment ce qui donne et ce qui ne donne pas, ou du moins, ce qui cloche de mes actions et de leurs répercussions sur le terrain.

L’expérience s’accumulant, les premiers résultats ne tardent pas de se faire voir. Je maîtrise parfaitement toutes les étapes de la culture du plantain, de la production des PIF( Plans Issus de la Fragmentation des rejets) , jusqu’à la maturité des régimes de plantain.

Puis, comme les asiatiques du Sud-est qui pratique l’entrepreneuriat en vol d’oie sauvage, je me spécialise dans la culture du piment ( le vrai piment¡!!!!?) , ensuite celle de la tomate. Et au moment où j’écris ces lignes, je suis à l’école de la culture de la pastèque.

Il m’est arrivé plusieurs fois de me rappeler les débuts difficiles. Et je sais pertinemment que nombre de personnes sont encore comme moi à mes débuts, souffrant dans l’espoir de s’en sortir.

Je me suis donc proposé de vous accompagner, maintenant que j’ai les connaissances qui me faisaient gravement défaut autre fois, afin que vous ne fassiez plus les mêmes erreurs que moi. Je vais non seulement vous donner des méthodes adéquates,mais aussi vous suivre dans vos différents projets. De la pépinière jusqu’à la récolte. Je souhaiterais être votre accélérateur de croissance.

Dans les colonnes de ce blog, vous découvrirez des méthodes éprouvées, parfois qu’on n’enseigne pas dans des écoles. Bienvenus dans InvestirMalin.cm

Je suis votre dévoué serviteur, Emmanuel ELLA.

Comment transformer son village en site touristique… et plus tard en ville grâce à l’agriculture/ l’industrie agroalimentaire.

Le tourisme est le fait de voyager pour le plaisir, pour le fun comme diraient les anglo-saxons.

Un site touristique est le lieu d

Il faut dire que cette activité est très peu pratiquée ou vraiment ignorée de certains africains. Pourtant le tourisme constitue un tissu forte de l’économie de certains pays.

Nous voyons chaque année des milliers de touristes venus de par le monde pour explorer,admirer, contempler les merveilles de nos pays, villages…

La raison du désintérêt de l’Africain du tourisme est que certains fondamentaux de son existence restent un souhait. Avant d’entreprendre le chemin de la distraction ( qui me semble mieux correspondre à la 4è strate de la pyramide des besoins de Maslow) vous avez devez assurer vos besoins physiologiques.

C’est précisément à ce niveau qu’intervient l’entrepreneur. Il détient l’information selon laquelle: les terres cultivables sont bon marché et la main d’œuvre est plus-que-bon-marché et surtout qu’une abondance de ressources va attirer acheteurs et consommateurs.

Il/elle sait que les flux migratoires s’effectuent des zones à peu ou pas de ressources vers celles pleines de ressources et donc en opportunités. ( d’où l’exode rural).

Transformation de votre village en site touristique grâce à l’agriculture/ agrobusiness

Si vous produisez sur place au village: plantain, pomme de terre, tomate, condiments verts, poulets, poissons ( alevins) pastèque,… bref tout ce qui rentre dans le panier de la menagere, vous avez aussitôt fait changer d’avis la jeune famille qui avait des envies à bien se nourrir (comme en ville).

Vous attirerez davantage de voisins du village, des villages voisins et même de la communauté à travers vos produits. C’est ainsi que s’établira progressivement un marché ( périodique, foire…)

Vous avez tôt fait de changer les mentalités des populations et les rendre par la même dépendants de vos produits. Vous accueillerez de nouvelles personnes dans votre village.

Vous aurez ainsi transformé votre village en site touristique rien que grâce à l’agriculture.

Un entrepreneur sait distinguer un problème d’un fait.

Un problème a une solution, voire plusieurs tandis qu’un fait ne dépend pas de nous.

Je sais que vous me direz qu’au village il n’y a ni eau potable ni électricité, encore moins de centres hospitaliers (85% des villages au Cameroun). Mais voyez-vous, là ce sont des problèmes que l’entrepreneur peut et doit résoudre et même en faire une source de revenus.

La législation de notre pays prévoit que chaque citoyen peut construire un château d’eau chez lui, cela pourrait desservir les populations et vous enrichir en même temps.

Pour ce qui est de la production de l’électricité, chaque citoyen peut également produire de l’électricité à partir de son village en transformant un cours d’eau( même un ruisseau)/en barrage hydroélectrique pouvant desservir non seulement tout le village mais aussi et surtout même votre industrie qui en a grand besoin.

En ceux des camerounais du septentrion ou dont les villages ne sont traversés pas aucun cours d’eau?

Eh bien il y plusieurs formes de production d’électricité ( héolienne, thermique, photovoltaïque,…) les problèmes existent mais chacun trouve la solution qui lui convient.

Voilà nous avons vu comment un village ordinaire peut être transformé en site touristique grâce à l’agriculture. Vous verrons à présent comment le transformer en ville grâce à l’industrialisation.

Transformez votre village en ville grâce à l’industrialisation

Lorsque vous avez résolu le problème des ressources (produits issus des champs), de l’énergie (électrique, eau potable…) vous étés éligibles à l’industrialisation.

La production industrielle ( à grande échelle) nécessite une main d’œuvre abondante et qualifiée, couplée à une mécanisation de pointe du matériel.

Si vous parvenez à établir une industrie dans votre village, vous avez tôt fait de voir une deuxième vague migratoire celle-ci constituée d’ouvriers des usines, accompagnée d’une forme délégation de consommateurs.

Il faut dire que la production industrielle est un des pré-requis de l’industrialisation.

La phase d’industrialisation est un pan encore plus alléchant du processus de construction de la ville.

En plus du fait que les ouvriers des usines vont s’installer dans le village, les produits issus des usines vont attirer un autre type de commerçants. Ceux-ci vont acheter pour exposer dans les boutiques et autres grands espaces.

Rappelons ici que durant la phase agriculture, nous avions des commerçants en local qui ne pouvaient pas se permettre d’acheter au delà d’un certain seuil, de risquer de perdre leur marchandises.

Par contre, les produits issus des usines ont une durée de vie raisonnable, laissant ains le choix au commerçants d’acheter et de stocker autant qu’ils peuvent.

Les techniques industrielles abondent et sont variées. Pour un même produit agricole on peut avoir plusieurs type d’industries. Et même une multitude de produits industriels.

Si vous prenez le manioc par exemple. On peut avoir plusieurs type d’industrie notamment l’industrie agroalimentaire, l’industrie cosmétique, l’industrie pharmaceutique…

C’est aussi comme cela que vous aurez des produits dont parfois vous ne pourriez soupçonner le lien à votre manioc de base.

C’est donc à chaque entrepreneur/industriel de trouver sa brèche.

Une précision s’impose toutefois entre l’industrie et l’artisanat.

Vous pouvez utiliser du matériel moderne mais fais tout de même dans l’artisanat.

Si vous utilisez un matériel accessible au coin de la rue, que votre activité de dépend que de votre santé physique ou de votre disponibilité ( ou de celle de vos quelques partenaires/ employés) et si votre production ne peut satisfaire la demande locale sans grande ambition d’extension, alors vous faites dans l’artisanat.

En revanche, si vous faites une production à grande échelle, si votre produit est unique ( protégé par le secret ou le dépôt d’un brevet) si vous pouvez étendre votre marché à mesure que la demande grandit, si le fonctionnement de votre activité de requiert pas votre présence physique,… Si,si,si.. alors vous êtes un industriel.

Récap

Si vous parvenez à implanter une industrie dans votre village, vous aurez accru la densité de population tout en améliorant les conditions de vie des populations.

Vous aurez ainsi transformé votre village en ville. Il restera plus qu’à l’État d’installer les institutions sécuritaires, administratives, souveraines de la nation.

Vous vous plaignez de l’État d’enclavement croissant de votre village. Apportez le changement que vous revendiquée en devenant entrepreneur/industriel.

La route passe… le développement suit. Oui. Mais parfois la route est une conséquence logique du potentiel économique d’une localité.

J’émets le vœu de voir de plus en plus de villages se transformer en villes de demain pour que vive le développement en Afrique.



Cet article s’adresse à ceux qui veulent une autre image pour nos villes africaines qui sont déjà pour la plupart surchargées.

Ensemble nous allons bâtir une Afrique prospère oui, une Afrique où le bien-être et le mieux-être sont le quotidien de l’Africain.

Emmanuel ELLA

Comment décupler votre chiffre d’affaires en un an en couplant culture du maïs et élevage de poulets de chair.

La réussite en élevage de poulets de chair requiert un bon nombre de préalables. Au premier rang desquels, il y a la qualité de l’aliment indispensable pour la croissance des bêtes.

Lun des plus grands défis aucun sera confronté tout entrepreneur c’est de réduire les coups de production et optimiser par là même sa rentabilité. On parle de plus-value.

Dans le cadre de l’entrepreneuriat agro-pastoral, l’une des meilleures manières d’y parvenir consiste à produire tout ou partie de ses produits.

L’avantage qu’il y a à produire soi-même ses produits est inestimable. Mais il va falloir bien maitriser le processus.

Non seulement vous aurez le contrôle total de la qualité des produits mais aussi vous y ajouterez votre touche personnelle qui vous différenciera de vos concurrents.

Dans le cadre de l’élevage des poulets en l’occurrence, une meilleure alimentation pourrait faire exploser le prix de votre volaille des le 35è jour, battant ainsi le record sur le marché.

Ce type de d’alimentation reste souvent un secret bien gardé des provenderies. Ces dernières, en plus de vendre l’aliment, elles vendent une gamme très variée d’autres produits d’élevage, notamment les produits sanitaires.

Elles tiennent donc les ficelles du game et ne sauraient vous les abandonner.

Si vous maîtrisez une alimentation propice à une meilleure croissance de votre volaille, vous optimiserez la rentabilité de votre investissement( bon retour sur investissement) mais aussi vous réduirez les pertes que pourraient occasionnés des maladies dus à une alimentation non appropriée.

Ainsi, si vous envisagz de vous lancer dans l’élevage, il est fortement conseillé de produire vous-même votre aliment. Comme un bon aliment dépend de la qualité des ses matières de base, notamment le maïs, le soja, l’arachide… La première partie de cet article sera consacrée à la production de la matière de base qu’est le maïs.

La deuxième partie est consacrée à la composition de l’aliment pour poulets de chair. La troisième et dernière partie sera consacrée à l’élevage proprement dit.

Première partie : Production du maïs

Le maïs est une céréale très connue. Il est cultivé dans toutes les localités du Cameroun en partout en Afrique

Les applications du maïs sont diverses et variées. Elles débordent même et cadre de cet article.

Mini fiche technique

Semences

Vous aurez le choix entre deux options.

La semence composite , entendez par là toute semence artisanale ou archaïque ou si vous voulez qui provient d’une exploitation. Et la semence dite améliorée.

Différence entre les deux types de semences

Semence composite

Avantages

Elle est bio, donc elle ne nécessite pas l’utilisation d’engrais. La production est constante par usage successif. C’est-à-dire, lorsque vous semez à nouveau les fruits de vos récolte, vous obtenez le même rendement. Enfin le prix de cette semence est presque cadeau. Entre 200 et 350FCFA maximum.

Inconvénients

Le principal inconvénient est le faible taux de production, ici 4 tonnes à l’hectare. Ce qui est non approprié à la production industrielle.

Semence hybride ou améliorée

Avantage

Production conséquente, ici 9 tonnes à l’hectare. Ce qui représente une bonne marge pour l’industrie.

Inconvénient

La production baisse drastiquement lorsque vous réutilisez votre récolte comme engrais. Parfois le rendement est très inférieur à celui de la semence composite.

Comme autre inconvénient, il y le prix, qui atteint parfois 1000/kg. Mais enfin de compte, ce prix en vaut la chandelle.

Sachez qu’un hectare de maïs prend en moyenne 25 kg de semence.

Préparation du sol et semailles

Le maïs se culture dans une aire parfaitement éclairée. Il convient donc de défricher et de couper systématiquement tous les arbres et arbustes et nettoyer là champ à nu.

Le maïs a deux saisons ( grand Sud) celle de mars et celle de juillet.

Il se sème à chaque moment de la journée,par temps froid, chaud ou pluvieux.

Les semailles se font en ligne, laissez un espace de 1m entre les lignes et 0,75m entre les tiges de même ligne. Mettez une ou deux graines par trou. Ajoutez de la fiente de poule, une boîte de tomate par trou.

Entretien

Appliquez engrais foliaire, herbicide sélectif… suivant les besoins et la menace, sur une fréquence d’une fois toutes les trois semaines

Récolte

La récolte fraiche se fait entre le 75è jour et le 90è jour après semailles.

La récolte sèche se fait entre le 105è jour et le 115è jour après la semailles. À ce moment, le maïs est déjà complètement sec et prêt à être égrainé et à être transformé.

Transformation du maïs en aliment

Une fois que vous avez l’élément essentiel de l’aliment du poulet, pouvez entamer la composition de l’aliment.

Pour 50kg d’engrais, il faut:

– 30kg de maïs ;

– 13kg de tourteaux de soja;

-5kg de tourteaux d’arachide ;

-1kg de poissons ;

– 1 litre d’huile rouge ( huile de palme)

Le terme tourteau désigne la pâte qui reste après extraction totale de l’huile et asséchée.

L’huile rouge sera ajoutée après avoir écrasé tous les autres aliments ensemble. Elle a pour rôle de mouler l’aliment comme une sorte de pâte, facile à être consommé par la volaille.

Maintenant que vous avez l’aliment,vous pouvez commencer la production.

Production du poulet

Achetez des poussins de 21 jours.

Pendant les 3 premiers jours, ajoutez dans leur eau, l’antistress afin qu’ils s’adaptent au nouvel environnement et se remettre du voyage.

Du 21è au 31è jour, donnez leur de l’eau sucrée. Reprenez au 35è jour et arrêtez de leur donner de l’eau sucrée au 36è jour.

Rassurez-vous de la propreté et que l’espace est continuellement désinfecté. L’éclairage est un élément majeure pour la croissance des poulets.

Rassurez-vous qu’ils mangent continuellement et qu’ils sont tout le temps hydratés à suffisance.

Dans l’espace réservé à la production, rassurez-vous qu’il correspond à 10 sujets par mètre carré.

Pour ce qui est de la prophylaxie, rassurez-vous d’avoir toujours les médicaments prêts à usage.

Avec cette composition de l’aliment, et si toutes les mesures sanitaires sont prises, je vous garantis que vous allez vendre votre poulet de 45 jours à 3500FCFA et ceux de 60 jours à minimum 5000FCFA.

Je tiens à noter que vous devrez avoir recours aux services des professionnels. N’hésitez donc pas à solliciter les prestations d’ experts en la matière. Et ce, à chaque étape du processus.

Cet article a été l’un des plus difficiles à écrire. Il m’a pris deux plus plus de temps que prévu. Mais au final, j’ai eu beaucoup de plaisir à le confectionner.

J’espère qu’il vous apportera le plus de valeur et que suite à sa lecture, vous vous y lancerez.

Dans ce cas, n’hésitez pas à le partage, à le commenter et surtout à passer à l’action.

Rendez-vous au sommet.

Emmanuel ELLA

La clé de la réussite en entrepreneuriat…

L’une des principales difficultés auxquelles sont confrontées les personnes en entrepreneuriat , ce n’est pas le manque de financement pour lancer leurs projets. Contrairement à ce que pensent la plupart des gens.

Mais c’est quoi cette véritable difficulté?

Eh bien c’est le manque de connaissances spécifiques. Ou si vous voulez, l’expertise, l’expérience et surtout les recettes qui ont été testées et se sont avérées porteuses de meilleurs résultats.

D’accord, maintenant qu’on sait ça, comment fait-on pour acquérir cette connaissance ?

Vous vous y parviendrez en vous formant en permanence sur des sujets qui suscitent vos intérêts et en vous entourant d’experts en la matière.

Mais en entrepreneuriat, il nous manque crucialement le temps. Temps à consacrer à une étude , à une formation jusqu’à atteindre l’excellence. Je vous propose donc la deuxième option.

Entourez-vous d’experts de votre domaine. Payez de leurs prestations ( pour avoir l’exclusivité de leurs services). Vous aurez ainsi un rendement de qualité.

Mais en retour, je vous conseille de rester à la fois agile et habile ( pas malhonnête) pendant cette phase.

Prenez des notes, construisez votre savoir. N’hésitez pas à poses des questions pour apprenez rapidement.

Vous verrez qu’en un temps record de maximum deux exercices du même projet, vous atteindrez un tel niveau de d’expertise et d’efficacité que vous n’aurez besoins de vos prestataires que pour consultation.

Je vous conseille de vous spécialiser dans votre domaine pendant une bonne période et ne passer à un autre domaine plus promoteur que parce que le précédent est devenu peu porteur ou obsolète ou bien très concurrentiel.

C’est cette pratique que les pays d’Asie utilisent dans leur économie globale. Évoluer en vous vol d’oies sauvages.

Vous vous souvenez que dans les années 2000 la Chine était le principal exportateur de riz en Afrique. Aujourd’hui ils sont passés à autre chose, notamment le high-tech.

La Chine s’est rendu compte que les les autres pays ( les 7 dragons d’Asie) tels Singapour ont acquis la technologie ( ici les meilleures semences améliorées), s’est concentrée sur le high-tech.

Elle n’a pas pour autant abandonné la culture du riz, principal aliment des chinois. Mais ce choix a mené la Chine où on connaît aujourd’hui (2021), la capitale mondiale du high-tech à travers notamment sa 5G.

Dans le monde de la Startup, cela s’appelle piloter, c’est-à-dire se renouveler quotidiennement, lancer autre chose, tester jusqu’à obtenir le produit qui idéal dans le marché.

Alors, la clé du succès c’est de bien s’entourer d’experts, de mentors vivants ou morts, de pratiquer continuellement jusqu’à acquisition de l’expérience et du secret.

Un expert est quelqu’un qui a connu tout genre d’échec dans un domaine très restreint.

Niels Bohr

Rémunérez bien vos courtiers, vous aurez. Ne cherchez pas de raccourcis, vous risquez d’en payez le prix.

Alors oui. J’ai promis de vous aider à bâtir propre richesse afin que chacun de vous atteigne la liberté et l’indépendance financière.

Pour cela je me dois de partager avec vous des idées de projets qui vous mèneront à cette fin.

Il est des livres, des sites web des blogs, comme celui dans lequel vous êtes à présent, des personnes (mentors) qui peuvent transformer toute une vie.

Et mon objectif est que ce blog vous aide à transformer votre vie, du tout au tout.

C’est pour cela que chaque article a pour objectif de semer la graine dans votre esprit pour votre transformation complète. Car il est vrai que :

Une bonne idée, bien exploitée, vous conduira à votre envol.

Pas aussitôt… mais à coup sûr.

Vous aurez grand besoin de passer à l’action, je vous conseille d’apprendre rapidement . Tombez en avant. Restez le plus longtemps possible connecté à votre idée. N’abandonnez jamais.

Pratique, pratique et pratique.

Stay consistent

Vous le savez bien que:

Même le meilleur livre, le plus spécialisé soit-il, ne fera pas de vous un expert. Vous devrez contribuer à l’œuvre de votre vie.

Vous trouverez donc dans ce blog, non pas des fiches techniques aussi précises ( mais nous y travaillons) qu’au niveau des experts.

Mais plutôt des idées qui, si bien suivies, et mises en application, feront de vous des personnes à succès.

Pour conclure cet article, je dirais qu’une bonne idée ou un secret est de loin préférable à l’argent pour un entrepreneur. Formez-vous tout au long de votre vie. Car la vie est la plus fabuleuse des entreprises.

Donnez de l’argent à un entrepreneur lambda, et vous en faites un misérable. Donnez-lui le secret et vous en faites un milliardaire.

Pas si sûr…

Voilà pourquoi à la POUGALA ACADEMY, il es proscrit à tout RINVINDAF(RéInventer les Industriels Africains de demain) de recourir à tout financement extérieur.

Car très souvent l’investisseur ignore tout de ce qui marche ou pas dans le processus.

Que la POUGALA ACADEMY soit saluée au passage!!!

Je reste votre dévoué compagnon dans cette longue marche, mais assurément la meilleure qu’est l’entrepreneuriat.

Vous allez encaisser de sérieux coups… Mais courage!!!

Bonjour tout le monde.

Je voudrais m’entretenir avec vous aujourd’hui sur un fait. En entrepreneuriat, vous serez confrontés à bien de situations.

Au tout début, même si vous êtes diplômés d’une école dans votre spécialité, il vous manque cruellement de l’expérience.

Vous aurez à rencontrer des difficultés parce qu’il vous manque de les bonnes pratiques managériale, de gestion, et surtout opérationnelles.

Vous aurez un quota de 100 problèmes à régler en un temps très réduit que vous serez prêt à tout abandonner. Il vous faudra vous munir d’une couverture de sécurité et beaucoup de courage.

Quand bien même vous vous aurez l’impression d’avoir progressé, voilà qu’un petit détail survient en noie tous vos espoirs et vous voilà tout désemparé.

Vous devrez persévérer, le secret de la réussite en entrepreneuriat c’est PERSÉVÉRANCE, PERSÉVÉRANCE ET PERSÉVÉRANCE.

Apprenez de vos erreurs. Et éviter de prendre la grosse tête en cas de premières prouesses.

Quiconque veut évoluer dans son domaine se doit d’ être patient et très humble. Work hard, stay humble.

Pour avoir des résultats conséquents dans vos initiatives, vous avez besoin d’être patient afin d’atteindre l’excellence, en d’autres termes avoir le secret

Restez concentré sur votre objectif. Ce qui compte c’est l’objectif final recherché tel que préalablement défini.

Ne rechercher surtout pas les résultats immédiats, ils pourraient vous dérouter.

Dans les débuts, n’entreprenez pas uniquement pour gagner, mais surtout pour apprendre.

Soyez un mon étudiant et un excellent professeur. Apprenez à tout moment et n’hésitez pas à dispenser vos connaissances aux autres.

Ce que tu sais faire, fais- le. Ce que tu ne sais pas faire, enseigne-le.

En restant focus vous pouvez perdre. Mais si vous abandonnez ou vous ne faites rien vous avez perdu d’office.

Mais si d’un coup d’essai vous en faites un coup de maître, analyser le plus froidement votre démarche. Appropriez-vous les bonnes pratiques à l’origine de votre succès, tout en les améliorant.

Pour celles qui n’ont pas apporté satisfaction quant aux objectifs espérés, éliminez, réajustez. Bref, faites une introspection de votre travail.

Apprendre, comprendre, entreprendre… Un cercle vertueux

Vingt fois sur le métier, remettez votre ouvrage. Nicolas Boileau

Constancy and persistency. Remind it, Things get harder before they get easier.

Une fois que vous aurez traversé l’étape par un effort continu d’apprentissage,cette étape pouvant prendre 5 ans voire plus, vous serez désormais à la phase où tout vous réussit.

C’est pendant cette étape que certains diront de vous que vous êtes chanceux, oubliant combien cela vous coûté …

Being constitent is more valuable than being smart and being motivated. Galilée ZOA

Keep on keeping on.

Je vous souhaite une bonne dose de courage et de PERSÉVÉRANCE.

Emmanuel ELLA

POURQUOI VOUS LANCER DANS LA CULTURE DE LA TOMATE

La tomate, encore appelée or rouge , est un aliment de la famille des potagers dont le nom scientifique est lycopersicum esculentum.

Elle est considérée en même temps comme fruit et comme légume, tant ses fruits et ses feuilles sont consommés par certains.

La tomate fait partie des 20 aliments les plus consommés au monde( grâce à la fameuse sauce, ketchup).

Ketchup c’est quoi??? Ce n’est pas la tomate écrasée???

La tomate est une culture vraiment rentable. Vous vous demandez pourquoi vient-elle en deuxième position.

Sans doute en raison de sa forte rentabilité. Souvenez-vous, la rentabilité est une fonction du temps et des moyens déployés.

Sa production moyenne par hectare est de 60 tonnes. Et le temps de culture maximum est de 5mois.

En seulement 5 mois vous pouvez multiplier votre chiffre d’affaires par 7 et voire plus.

La tomate  cultivable dans toutes les régions du Cameroun. Aussi bien en milieu périurbain que rural.

La culture de la tomate ne nécessite pas d’énormes moyens (financier, matériels, main d’œuvre).

Avec moins de 700.000FCFA, vous pourrez cultiver un hectare de tomate .

Mais le bilan est incroyable. À raison seulement de 2000FCFA le cageot de 25kg vous aurez en moyenne 4.800.000FCFA.

Soit une marge brute de 4.100.000FCFA.Vous le comprenez désormais pourquoi ce fruit est appelé OR ROUGE. Oui en seulement 5 mois, vous pourrez transformer votre vie et votre façon de voir les choses.

Lancez-vous ! On n’apprend à nager qu’en nageant, ce n’est pas en rester sur la rive.

Considérez-vous comme un explorateur, vous découvrirez rien de nouveau si vous ne quittez pas la côte.

Robert GREENE, Atteindre l’excellence

ÉTUDE DE CAS: Fiche technique

Ici nous prendrons pour terrain de référence , 1 hectare. Vous pourrez ajuster les résultats à la superficie de votre parcelle. Par exemple, si vous optez pour 500m2, vous allez diviser tous les nombres par 20.

I. Mise en pépinière

– Préparer une planche de 200m2 ( l’espace réservée à la pépinière) à l’ombre, en y mettent de la terre noire;

– Ajouter du compost ou de la fiente de poule sèche ( éteinte) et de la sciure de bois blanc afin d’améliorer la porosité du sol;

NB: Pour 5m2 de planche, préparer 15kg de fiente de poule et une brouette de sciure de bois blanc.

– Tracer des lignes parallèles à une profondeur de 1cm environ, séparées entre elles de 20cm;

– Semer à l’intérieur de la ligne, en évitant que les graines se touchent( 2 à 3 cm entre les graines) et recouvrir d’une couche de terre de 0,5cm et tasser légèrement.

– Arroser régulièrement ( une fois par jour.

NB: Il faut en moyenne 300g de semence pour la pépinière d’un hectare.

Le séjour en pépinière est de 18 à 21 jours, soit 03 semaines.

Après cette période, les plants sont prêts à être repiqués.

II. Repiquage de la tomate en plein champ

Le nettoyage de champ et la préparation du sol sont déjà assurés. Si tel n’est pas le cas, préférez-vous à l’article précédent sut le piment. En suivant ce lien https://accesjegeremesfinances.finance.blog/2021/01/12/pourquoi-vous-lancer-dans-la-culture-de-piment/

-Faire des trous 15×15×15cm en saison de pluies et 20×10×20cm en contre saison;

– Respecter un écartement de 80cm entre les lignes et 50cm entre les plants de même ligne;

– Apporter dans chaque trou 70 à 100g de fiente de poule ou de compost( l’équivalent d’une poignée de main) et 02 cuillerées à café de sulfate de potasse et bien tourner avec la terre;

– Le repiquage se fait par temps frais, de préférence dans l’après-midi, à partir de 16h;

– Introduire dans chaque trou, un plant bien portant, préalablement habillé ( dépouillé de ses vielles racines)

NB: On obtient en moyenne 2500 plants /h en culture pure( sans ajouter une autre culture).

III. Conduite et entretien

C’est presque le même procédé qu’en culture du piment, mais quelques précisions : le tuteurageet l’existence d’un herbicide sélectif pour la tomate.

Nous allons nous atteler uniquement sur les particularités.

Le tuteurage

C’est une pratique qui consiste à soutenir le plant, surtout pendant le grossissement des fruits. On met un dispositif ( on attache un piquet sur la tige du plant et on le fixe au sol) qui permettra au plant de résister au vent et au poids des fruits.

Herbicide sélectif

Ouf enfin, vous n’aurez pour à désherber votre champ à la main. Il vous suffit d’y arroser l’engrais sélectif en la mauvais herbes est morte. Ou presque.

Mais attention, l’herbicide sélectif comme son nom l’indique va tuer tout l’herbage dont le code génétique s’éloigne de celui de la culture, en l’occurrence ici, la tomate. Et il sera sans effet sur tout herbage s’apparentant au code génétique de la tomate.

Il vous suffira alors de passer désherber ces herbes qui ne sont pas mortes et le tour est joué.

Répéter le processus des apparition de nouvelles herbes, car la tomate résiste mal à la concurrence de la mauvaise herbe

IV. Le récolte

La récolte a lieu après 03 mois de piquetage et se déroule pendant 01 mois et demi. On récolte tous les 03 jours.

Privilégiez de faire des récoltes par temps sec, afin de garantir une meilleure conservation des fruits. La conservation des fruits n’excède pas des 5jours

Vous serez donc prompts à conduire votre récolte, presque aussitôt, chez vos clients.

V. Rentabilité du projet

Comme vous l’avez vu au début de cet article, l’achat de tout le nécessaire jusqu’à la récolte, ( si pas d’imprévus, pas probable) vous coûtera 570000FCFA.

Dans l’hypothèse de 60t/h et à raison de 2000FCFA le cageot de 25kg, vous aurez en moyenne 2400 cageots, soit un montant total de vente de 4800000FCFA.

La marge brute de ce projet est de 4100000FCFA et la rentabilité estimée à r= (4800000-570000)×100÷570000= 74,21℅.

Bien, j’espère que cet article va vous pousser à agir et que cette même action va vous propulser à la stratosphère de votre indépendance financière.

J’ai pris du vrai plaisir à écrire cet article, et j’espère que vous en retirerez le plus de plaisir et de valeur qu’il m’en a pris.

Si cet article vous a plu, vous pourrez en faire profiter d’autres personnes. N’hésitez donc pas à la partager et la commenter, cela nous permet de nous améliorer pour mieux vous servir.

Je suis, et je demeure vous dévoué compagnon dans votre marche assurée vers votre indépendance financière.

Emmanuel ELLA

POURQUOI VOUS LANCER DANS LA CULTURE DE PIMENT

Après vous avoir montré l’utilité d’épargner votre argent et comment le faire, la deuxième étape à suivre pour atteindre votre indépendance financière est de l’investir dans de bonnes affaires.

Ma mission est de vous aider à atteindre cet état le plus tôt. En moins d’un an seulement, vous changerez  complètement de vie quand vous commencerez à implémenter les projets que je vous proposerai dans ce blog.

L’objectif des prochains articles est de vous aider à commencer le plus tôt possible à investir.

Dans le présent article, nous abordons  la culture du piment.

Pourquoi commencer par le piment?

Pour cultiver le piment, vous n’aurez pas besoin d’un gros capital. Le matériel à utiliser est accessible et bon marché. Le cycle de production à partir des semailles jusqu’à la première récolte est court. Et pour finir, le piment est très rentable.

Tour d’horizon sur le piment

Le piment est un aliment de la grande famille des maraîchères( potagères). Il est très consommé et donc vous aurez toujours des acheteurs.

Comme on l’a vu plus haut, le piment a un cycle de production de 3 mois. C’est-à-dire, partant de la semence jusqu’à la première production, cela prend maximum 3 mois.

Cette culture ne mobilise pas trop de fonds. Avec 500.000F CFA, vous pouvez cultiver un hectare de piment.

Le piment a l’avantage que son prix fluctue entre l’offre et la demande locale, ce qui est différent des cultures coloniales telles que le cacao, le café ou le coton. Vous n’aurez donc pas besoin de l’arbitrage extérieur pour fixer le prix et vendre par la même occasion votre marchandise.

Le piment se conserve et se vend aussi sec. Ce qui réduit le risque de perdre votre production en cas de surproduction.

Avantage de la culture du piment

Les avantages sont nombreux, nous les regrouper en terme de…

Temps

Le temps est un facteur important dans l’estimation de la rentabilité d’un projet.

Ici, le projet du piment vous prendra maximum 3 mois pour voir les premiers résultats de votre investissement. Il faudra encore ajouter 3 mois pour atteindre  la rentabilité minimum espérée ( estimée à 11.000.000F CFA/Ha)

d’entrées

Très peu de projets sont aussi porteurs d’espoir comme la culture du piment.

Avec en moyenne 500 000F CFA, vous avez en moyenne 11 000 000F CFA et ce, en 6 mois seulement.

C’est un projet qui pourra démultiplier votre chiffre d’affaires de façon considérable et en très peu de temps.

Si on fait un petit calcul, on trouve que: 500 000×22= 11 000 000F CFA. En 6 mois.

Quand bien même vous pourrez  espérer le même montant après  3,06 ans de salaire bloqué intégralement si votre revenu mensuel est de 300 000F CFA. Avec le projet du piment, vous le percevez en 6 mois nets. Soit 6 fois moins de temps nécessaire pour économiser votre salaire en entier.

Lancez vous donc dans la culture du piment et changez de vie en 6 mois.

En terme de matériel

Vous n’aurez pas besoin de trop de mécanisation de votre matériel. Toutefois, en fonction de la zone où vous vous trouvez, vous aurez probablement besoin d’irriguer votre champ. Sinon, c’est du matériel rudimentaire ( machette, râteau, houe, plantoir…) dont vous aurez besoin.

À présent, venons-en proprement au comment faire.

ÉTUDE DE CAS

Désormais, les études de cas consisteront en l’élaboration de fiches techniques pour vous aider à implanter le projet en question.

Dans cette partie, nous allons dresser une fiche technique pour une superficie d’un hectare. Et celle-ci sera valable dans les régions équatoriales ( SUD, EST, CENTRE, LITTORAL) du Cameroun.

Pour ceux qui sont dans d’autres régions du pays, vous pourrez m’écrire sur WhatsApp ou via courriel et je vous produirai un business plan remplissant vos spécificités.

Ready? Let go!

Semences

Les semences améliorées se vendent dans un flacon, suffisant pour cultiver un hectare. Ce flacon coûte 16000F. Vous trouverez ces semences chez votre vendeur de produis agricoles et phytosanitaires.

Je vous conseille aussi les semences reproductibles de la POUGALA ACADEMY disponibles dans les POUGAL Market de Yagoua dans la région de  l’Extrême-Nord et de Bafang dans la région de l’Ouest. Un flacon coûte 25000F, vous pourrez prendre contact avec eux en cherchant le groupe Facebook IEG Jean-Paul POUGALA( Institut d’études Géostratégiques) et passer vos commandes.

En quoi les semences reproductibles sont-elles si différentes des semences améliorées ?

Pour les semences améliorées ordinaires, après 3 mois de production, le niveau de production baisse et cela au fur et à mesure que les plants vieillissent

Pour les semences reproductibles, le niveau de production reste le même jusqu’à la mort de la plante.

Rappel important

Un champ de piment bien entretenu peut aller au delà de 5 ans de production.

Donc si vous avez opté pour les semences reproductibles, vous aurez la même production non stop pendant 5 ans

Pépinière/germoir

Préparez un espace suffisamment ensoleillé ( mais pas trop) où vous allez faire un billon de 2m×2m. Versez la terre noir dessus puis arrosez le  pendant une semaine.

Après les une semaine, vous allez mettre vos semences en les saupoudrant dans toute la surface de la pépinière. Vous l’arroserez chaque matin avant le lever de soleil et chaque soir après le coucher du soleil.

Vous prendrez soin de protéger vos semences en couvrant la pépinière avec du grillage fin ou le cas échéant avec une moustiquaire.

Après 21 jour, il y aura apparition des premières feuilles. Appliquez aussitôt l’insecticide, ici Parastar ou lamida pour lutter contre les insectes qui pourraient tuer les jeunes plants.

Appliquez aussi l’engrais foliaire, ici AGROVERT CROISSANCE. Puis répétez le processus chaque 14jours.

En cas d’attaque par les insectes, appliquez l’insecticide chaque chaque 7jours jusqu’à retour à l’état normal.

Suivant la croissance et la saison, le temps minimum de la semence dans  la pépinière est de 45 jours.

Préparation du sol/ creusage de trous

Dans cette phase, vous avons le défrichement, l’abattage,  le nettoyage et le creusage des trous à l’aide d’un plantoir ou d’une baramine. L’espacement entre les trous est de 1,5m pour le piquetage. Et chaque trou a 15 à 20cm de côté et 20cm de pro

Cette phase est celle qui nécessite les plus grands coûts en dépenses. En moyenne 170000F selon la zone et l’état du terrain

Appliquer l’herbicide ROUNDUP une fois la préparation du sol terminée. Il a pour effet de tuer la mauvaise herbe jusqu’à la racine.

Semailles/ planting

Vous allez délicatement mettre les jeunes plants au sol en vous assurant de bien affermir les trous et les maintenir parfaitement droits.

Entretien des plants

Juste après le planting, appliquez l’herbicide , ici Lamida ou Puriforce. Maintenez le cap sur 14 jours

Désherbez vous-même de vos propres mains ou de quelqu’un d’autre. Il n’existe pas jusqu’ici d’herbicide sélectif pour le piment.

Après apparition des premières fleurs, appliquez aussitôt l’engrais production, ici AGROVERT PRODUCTION. Continuez ainsi à la fréquence de une fois toutes les deux semaines.

Entretien des fruits

Pulvériser le fongicides, ici le Plantomil toutes les  deux semaines jusqu’à maturité.

Récolte

La récolte se fait tous les 10 jours, soit 3 fois par mois et donc 9 fois les trois premiers mois.

Pendant cette période, vous pourrez récolter jusqu’à 14 sacs de 100kg par récolte, que vous allez donc acheminer sur le marché.

Pour éviter que l’article soit très long, certaines informations pourtant utiles ont été omises.

Voilà!! La plupart à été dit. Un ne manque que ta touche personnelle.

J’espère vivement que cet article vous aura apporté de la valeur dans votre vie et que vous le mettrez en pratique dans les plus brefs délais.

Pour toutes ces personnes qui sont dans d’autres régions et qui veulent mettre ce projet dur pied, ils ne vous reste qu’à écrire sur WhatsApp au +237 696170761 ou par courriel au ellaemmanueljaysn@gmail.com

Pour toutes autres suggestions ou préoccupations, n’hésitez pas à m’en faire part et je vous répondrai promptement.

Je suis et demeure votre dévoué serviteur

                                     Emmanuel ELLA

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